Bruit et volets roulants ; quelle isolation phonique ?

C’est une nuisance qui naît dans la rue ou chez les voisins et qui nous poursuit jusque dans la chambre à coucher. Si le bruit est un acteur majeur de l’inconfort en journée, il devient une véritable gêne le soir et la nuit. Manque de sommeil, irritabilité, stress nuisant à la santé… peu à peu, le bruit nous rend moins performant et moins aimable. L’isolation acoustique qui est de plus en plus prise en compte dans la construction, fait aussi l’objet d’une réglementation pour limiter le degré d’exposition. En neuf ou en rénovation, lors du remplacement de fenêtres et de volets, le niveau de bruit d’un mécanisme ou d’un moteur ainsi que le degré d’isolation phonique sont à considérer avant l’achat. S’il existe des méthodes pour insonoriser un volet roulant, pourquoi ne pas déjà faire le bon choix d’entrée ?

 

Le volet roulant plus insonorisant

C’est un fait. Les volets roulants sont par leur conception plus isolants que les volets battants qui laissent trop d’interstices entre le volet et la maçonnerie. Plus étanches aux bruits extérieurs car plus solidaires des montants, les volets roulants sont aussi plus modernes dans leur conception car les lames intègrent généralement un isolant entre leurs parois d’aluminium ou de PVC.

En outre, la lame d’air assez importante que créée un volet roulant entre les lames et le vitrage de l’ouverture est également un amortisseur de sons et de vibrations qui permet de renforcer l’isolation acoustique par rapport aux bruits extérieurs.

 

Entre bois, PVC et aluminium, l’influence du matériau du châssis a moins d’importance que celui des lames. Si le bois, matériau massif, peut conduire assez facilement les vibrations (y compris sonores), le PVC se comporte comme un assemblage de couches qui limitent la propagation des vibrations. L’aluminium, ni très massif, ni multi-plis, possède par contre l’avantage de limiter les risques de déformation ; la désolidarisation des montants de la maçonnerie étant une cause fréquente de pénétration du bruit dans l’habitat.

 

Moteur et tambour du volet roulant bruyants

C’est au niveau du mécanisme d’enroulement, qu’il soit manuel ou électrique, que se situe la principale source de bruits d’un volet roulant. L’enroulement des lames sur le tambour du volet peut provoquer des craquements lorsque celles-ci basculent, mais le mécanisme d’entraînement du cylindre d’enroulement peut lui-aussi provoquer grincements et grognements qui se répercutent assez facilement dans la maçonnerie. Outre le bruit produit dans la pièce, les voisins apprennent alors sans difficulté combien de volets roulants on possède et les heures d’ouverture et de fermeture…

 

C’est pour cette raison que les principaux concepteurs et fabricants de volets roulants mettent depuis peu en avant le silence de fonctionnement de leurs mécanismes mais aussi des motorisations d’entraînement.

 

A savoir : Le niveau d’atténuation phonique d’un coffre de volet roulant est proportionnel à son niveau d’isolation thermique puisque c’est par la rupture des ponts thermiques (couches multiples de matériaux isolants) mais aussi par l’isolant entre le coffre et la maçonnerie que se propagent aussi bien les calories que les décibels.

 

Actuellement, la majeure partie des volets roulants sur le marché offrent un coefficient d’isolation acoustique avoisinant les 52 soit entre un amortissement phonique compris -1 et -5 db (décibels). A titre de comparaison, une étude de Bruitparif (observatoire du bruit en Île-de-France), a démontré qu’en réduisant à 70 km/h au lieu de 90 km/h la vitesse de circulation sur le périphérique parisien, la baisse du bruit s’établit seulement entre -0,5 db et -1,2 dB.

 

Améliorer l’isolation phonique d’un volet roulant

Lorsque l’on possède déjà des volets roulants et que ceux-ci sont bruyants, il est tout de même possible d’améliorer leur capacité d’isolation acoustique en plus d’en diminuer leurs bruits de fonctionnement.

 

  • Les bruits de fonctionnement : Nettoyage et graissage des lames et du mécanisme, puis récupération du jeu entre lames et glissières, voire en remplaçant les joints latéraux, sont les premières choses à faire. Ces simples opérations vont déjà diminuer les bruits et claquements lors de la remontée et de la descente des lames ;
  • Isolation du caisson : Il est le plus souvent possible de rajouter un isolant phonique spécifique au caisson du volet roulant que ce soit par l’intérieur ou par l’extérieur. Si très peu de kits d’isolation sont étudiés pour l’isolation acoustique pure, les kits d’isolation thermique apportent tout de même une atténuation sonore à ne pas négliger.

 

Pour ce qui est des éventuels vides entre les glissières et la maçonnerie ainsi qu’entre le coffre du volet roulant et la construction, une application de mousse expansive est possible. La mousse expansive classique peut déjà diminuer la transmission du bruit et des vibrations même si, lorsque cela est possible, on préférera des mousses phoniques spécifiques vendues en plaques et en rubans.

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